2 mai 2013 – Procès AEG

LprocesAEG-logoa famille Jackson n’est pas venue à l’audience de ce jour. Vu les deux témoins appelés aujourd’hui, cela peut se comprendre : Dan Anderson (expert en toxicologie) et Christopher Rogers du bureau du coroner (c’est lui qui a réalisé l’autopsie de Michael Jackson).  Ensuite, les avocats de Katherine Jackson comptent appeler quelques experts.

Dan Anderson était le premier à témoigner.
C’est l’avocat Michael Koskoff, qui représente Katherine Jackson, qui a assuré l’interrogatoire de ce témoin.
L’homme a commencé par rappeler son parcours, sa formation et son expérience professionnelle. Il a expliqué qu’il travaillait depuis 1990 pour le bureau du coroner du comté de Los Angeles, à l’exception d’une année dans les années 90 où il avait travaillé à Ventura.  procesAEG-logoLe laboratoire de toxicologie au bureau du coroner effectue environ 5000 tests de toxicologie par an et environ 8000 autopsies.

Anderson a ensuite décrit les différents médicaments sur ordonnance retrouvés dans la chambre de Michael Jackson, notamment du lorazepam et du diazepam (des anxiolytiques), du trazodone (anxiolytique et antidépresseur) et du Flomax (utilisé contre les troubles de la prostate). On a montré aux jurés une photo de quatre bouteilles de 20ml de Propofol trouvées dans la chambre de Michael.

Ensuite, Anderson a montré des exemples pour aider le jury à avoir une idée des différentes quantités. Pour les substances solides, l’avocat Koskoff a montré un sachet d’édulcorant en poudre, le Sweet ‘N Low, en leur expliquant que cela correspondait plus ou moins à 1 gramme. Et pour les liquides, Koskoff a prélevé environ un ml de jus de cranberry avec une seringue.

Ensuite, différents documents montrant les médicaments prescrits à Michael Jackson, les quantités délivrées et les quantités restantes au moment de sa mort, ont été présentés sous forme de tableau fait par le coroner et donné au LAPD (Police de Los Angeles).  Une autre série de tableaux a montré du propofol et d’autres médicaments trouvés dans la maison de Michael Jackson. Après 40 minutes d’interrogatoire, les jurés ont eu un aperçu complets de tous les médicaments trouvés dans la maison de Jackson. Le toxicologue Anderson a raconté au jury qu’il était très rare de trouver du lorazépam injectable et du propofol dans un cadre familial. Selon Anderson, le cas de Jackson est le seul impliquant quelqu’un qui, en dehors du domaine médical, ait fait une overdose de propofol à domicile.

Le témoin a ensuite expliqué comment le personnel médico-légal prélève des échantillons sur un corps pour effectuer des tests toxicologiques et comment les médicaments sont métabolisés. ( absorption, diffusion et élimination par l’organisme ). Ensuite il a parlé de Michael, il a expliqué que les recherches toxicologiques avaient porté sur un vaste groupe de substances. Les prélèvements biologiques ont été effectués à de multiples endroits (au niveau du cœur, de l’artère fémorale, dans le liquide derrière l’œil, du foie, etc).  « A ce moment-là, on recherchait tous et n’importe quoi », a ajouté Anderson.

Ensuite, ils ont commencé à parler du propofol. Anderson a dit au jury que le niveau de propofol trouvé dans le corps de Jackson était comparable à celui d’une chirurgie générale ou majeure. (Notant qu’un niveau de 3,2 milligrammes par ml de sang avait été trouvé dans le corps de Jackson). L’avocat de Katherine a ensuite voulu présenter un tableau fait par Anderson, résumant plusieurs cas de décès impliquant du Propofol, tous survenus dans le comté de Los Angeles. L’avocat AEG Live a fait objection et le document n’a pas été montré aux jurés. Cependant, le témoin a été autorisé à en parler. (ce tableau a été fait après la mort de MJ).  Anderson a expliqué aux jurés qu’il continuait à être mis à jour par le bureau du coroner et répertoriait à ce jour 31 cas, le plus ancien datant de 1999, et le plus récent de seulement quelques semaines.

Dan Anderson a déclaré n’avoir trouvé aucune trace de Demerol dans l’organisme de Michael Jackson au moment des tests. Selon lui, la substance est éliminée par l’organisme en 12 à 16 heures. De même, il n’a trouvé aucune trace de drogues dites “récréatives” (ou festives) ni d’alcool, de barbituriques, de Zoloft, de Xanax, de cocaïne, de marijuana, d’amphétamines ou de codéine.

Six substances (en plus du Propofol) ont été identifiées dans le corps : de la lidocaïne (anesthésique local), du diazepam (présent dans le Valium, contre l’anxiété), du nordazepam (présent dans le Nordaz, un anxiolytique et sédatif), du lorazepam (présent dans l’Ativan, contre l’anxiété aussi ), du midazolam (présent dans le Versed, un autre anxiolytique et sédatif) et enfin de l’éphédrine (présente dans des médicaments décongestionnants, des médicaments contre l’hypotension ou encore des substances pour accroître la masse musculaire).

Puis Kathryn Cahan, l’avocat de AEG, qui a mené le contre-interrogatoire.

Dan Anderson a expliqué qu’il ne travaillait pas le jour de la mort de Michael Jackson (il a appris sa mort par son fils car le jeudi est son jour de congé).

Ce contre interrogatoire a, en grande partie, porté sur les documents présentés par Anderson lors de l’interrogatoire direct. Cahan a souligné que ces documents évoquaient 10 médicaments, prescrits par trois médecins différents (Conrad Murray principalement mais aussi Arnold Klein et le Dr Allan Metzger).
Cahan a noté que certains de ces médicaments devaient être pris au coucher et a demandé si ces consignes avaient une importance. Anderson lui a répondu que les experts en toxicologie ne prenaient pas en compte les prescriptions effectuées mais uniquement les taux retrouvés dans l’organisme de la victime. Anderson a dit qu’il était allé deux fois chez Michael pour collecter les médicaments à son domicile. Le 9 juillet, sa famille avait aussi apporté d’autres médicaments qu’ils avaient découverts.

Anderson a dit qu’il avait assisté à une partie de l’autopsie et avait signé sa partie du rapport concernant les expertises toxicologiques le 15 juillet. Il a confirmé qu’à cette date, il était certain que la cause du décès était due à une overdose de Propofol.

Dan Anderson a ensuite été questionné sur les benzodiazépines, il a expliqué qu’ils appartiennent à une grande classe de médicaments. Les benzodiazépines peuvent être des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques, a dit Anderson au jury. Plusieurs médicaments retrouvés chez Michael Jackson font partie de cette classe de médicaments.

Dan Anderson a appris que du Propofol avait été retrouvé au domicile de l’artiste après avoir obtenu les résultats des tests toxicologiques montrant un fort taux de l’anesthésique dans son organisme.

Ensuite ils ont reparlé du tableau avec la liste des 31 décès impliquant du Propofol : il a précisé que le Propofol n’était la cause directe du décès que dans 7 cas sur les 31 (dans les autres cas, la substance était simplement présente dans l’organisme des personnes décédées) : parmi les 7 cas mortels, 5 sont survenus au domicile de particuliers et 6 ont été identifiés comme étant des suicides, avec un cas d’euthanasie. Cependant, dans tous les cas, les victimes appartenaient au milieu médical (médecins ou infirmiers/ères) et avaient donc pu se procurer la substance par leurs propres moyens.
Selon Anderson, le cas de Jackson était le seul impliquant quelqu’un en dehors du domaine médical qui avait fait une overdose de propofol à domicile. Finalement la liste des 31 cas a pu être présentée au jury malgré les objections du matin, dans la mesure où elle était abordée lors du contre-interrogatoire.
L’accusation n’a pas effectué d’interrogatoire direct complémentaire par la suite.

Ensuite c’est Christopher Rogers qui a témoigné. Christopher Rogers a réalisé l’autopsie de Michael Jackson. Comme pour l’autre témoin, il a commencé à expliquer son parcours et ses qualifications.

Il a déclaré qu’il avait appris la mort de Michael Jackson alors qu’il se trouvait à une conférence et il a expliqué avoir apporté un soin très particulier au moindre détail compte tenu du statut de la victime.
La photo de Michael Jackson prise avant le début de l’autopsie a été montrée brièvement (moins d’une minute) à l’attention du jury mais Michael Koskoff a déclaré que le jury n’en verrait pas davantage vu leur caractère très privé.

Christopher Rogers a dit que Michael Jackson mesurait 1m75 au moment de sa mort et pesait 61.7 kg, que les radios effectuées avaient montré des signes d’arthrite dans les doigts et le bas de la colonne vertébrale.
Rogers a ensuite présenté au jury un schéma du corps de Michael Jackson montrant les cicatrices et les piqûres, les différents soins liés aux efforts des secouristes (réanimation).
L’origine des cicatrices n’a pu être toujours expliquée, dans certains cas il s’agissait de chirurgie esthétique (les cicatrices de 2 cm derrière les oreilles signalent par exemple que l’artiste avait subi au moins un lifting). Rogers a montré au jury les tatouages effectués par l’artiste : un tatouage sur les lèvres, un autre tatouage noir au niveau des sourcils et un au niveau de la tête.

Il a également indiqué que Michael Jackson souffrait de vitiligo. Rien ne semble avoir été dit sur le lupus de Michael jusqu’à présent.

Ensuite ils ont parlé de l’état de santé général de Michael à sa mort.
Koskoff a demandé si le corps de Jackson avait la caractéristique d’un toxicomane de rue. (maladie, marques, dommages au foie). Rogers a dit que non. Selon Rogers, Michael Jackson était globalement en bonne santé. Rogers a également témoigné de l’état des organes de Michael Jackson. Tous étaient en bon état. Il avait juste des problèmes pulmonaires mais ils ne pouvaient avoir causé la mort.

« D’après l’autopsie, il n’y avait chez lui aucune indication d’un problème anatomique susceptible d’entraîner un décès précoce» a dit Rogers. Depuis l’été 2009, sa conclusion est restée la même : la mort a été causée par une overdose de Propofol. Rogers a expliqué pourquoi il est arrivé à cette conclusion.

L’audience a été suspendue au moment où Michael Koskoff s’apprêtait à présenter un document montrant l’espérance de vie d’un homme de 50 ans en bonne santé en Californie, les avocats d’AEG ont demandé à parler au juge (discussions confidentielles entre les avocats et le juge) si bien que le document n’a pas pu être présenté.

Pour l’audience de demain matin, c’est un autre médecin qui viendra à la barre, le cardiologue Daniel Wohlgelernter, qui interviendra comme expert pour apporter son éclairage sur les décisions prises par Conrad Murray (lui aussi cardiologue). Christopher Rogers ne reprendra son témoignage qu’ensuite ( dans l’après-midi sans doute ).

Sources : Los Angeles Times , @ ABC7Courts et Anthony McCartney( AP ) .

Compte rendu réalisé par Jadzzia « Carine » MJ pour MJBackstage.

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