24 juin 2013 – Procès AEG

Katherine Jackson était présente au tribunal.

 L’audience a commencé à 13h30 par le témoignage vidéo du Dr Paul Earley.

 Il a témoigné pour AEG live, mais c’est Kevin Boyle, l’avocate de Katherine Jackson qui a montré la vidéo.

Le Dr Earley est un expert dans la médecine des addictions, il sera appelé à la barre des témoins plus tard par les avocats d’AEG live.

Pour le Dr Earley, Michael Jackson avait à la base un problème d’insomnie qui a été aggravé par l’utilisation du Propofol et ensuite par son retrait. (le Dr Murray voulait le « sevrer ») Les gens peuvent être irritables, mais ne pas avoir spécifiquement des frissons. Le fait que Michael Jackson ait souffert de frissons peut signifier beaucoup de choses, comme avoir froid, avoir une hypoglycémie, aucun symptôme n’est spécifique. Dr. Earley: « Les frissons sont un symptôme très générique qui peut signifier n’importe quoi: grippe, rhume, hypoglycémie, beaucoup de raisons différentes. Beaucoup de personnes ont des frissons. »

«Lorsque vous ne prenez plus de Propofol, vous souffrez d’insomnie.» a expliqué le Dr Earley. Les gens peuvent devenir irritables, avoir des frissons et même des convulsions.
Le Dr Earley a dit qu’en cas de sevrage, il fallait donner des sédatifs parce que les patients étaient agités et irritables.

Kevin Boyle: « Pensez-vous que la dépendance au Demerol soit la cause de la mort de Michael Jackson ? »
Dr. Earley: « Je ne sais pas. »

Le Dr Earley a dit que Michael Jackson n’était pas décédé d’une overdose de Propofol mais d’un mélange de Benzodiazépines et de propofol.

Après avoir examiné le dossier médical de Michael Jackson, le Dr Earley a estimé qu’il y a des preuves d’une dépendance aux opiacées datant du début des années 90. Toutefois, selon lui, il y a pas suffisamment de données pour affirmer de façon définitive que Michael Jackson était dépendant au Propofol. La dépendance aux opiacés commence dès son utilisation, a expliqué le Dr Earley. Le plus souvent il y a des facteurs génétiques. « Il est important de savoir si vos parents étaient des toxicomanes ou avaient un trouble de la dépendance, mais ce n’est pas toujours sûrs à 100 %. » a dit le Dr Earley. D’autres facteurs contribuent à la dépendance aux opiacées : les problèmes psychologiques, les traumatismes de la petite enfance, l’accès facile aux médicaments, l’abus d’alcool.

Le Dr. Earley a déclaré que Michael était un homme dont la réputation, les compétences, l’émerveillement touchaient 99% de la population de la planète, de sorte qu’il était difficile de lui dire non.
«Je tiens à dire que je n’aurais pas fait ce que les autres médecins ont accepté de faire. » a témoigné le Dr. Earley.
« Prescrire du Propofol à Michael Jackson a finalement causé sa mort. » a-t-il ajouté.
Le Dr. Earley a mené une étude sur 22 personnes dépendantes du Propofol. L’étude a été financée par AEG Live. (j’imagine après le décès de Michael Jackson ).

Le Dr Earley est un expert qui aide les personnes qui ont des problèmes de dépendance. Il a  dit que le sevrage brutal aux opiacées n’est pas mortel, le tout est de savoir comment aider les personnes à arrêter, quel traitement utiliser… Il a expliqué qu’il existe aujourd’hui des médicaments pour aider les personnes à arrêter ( buprénorphine, suboxone).

NB : La buprénorphine à haut dosage (Subutex) est un substitut de synthèse aux opiacés, elle supprime la plupart des symptômes liés au sevrage de l’héroïne et n’a pas, ou peu, d’effets psychotropes. Ce type de traitement permet de rompre avec le « milieu de la drogue » en remplaçant l’héroïne par le substitut puis en diminuant progressivement les doses sous surveillance médicale jusqu’à arrêt total.

«J’ai vu des preuves que Michael Jackson a été traité avec la buprénorphine, je pense par le docteur Saunders. » a déclaré le Dr Earley, mais il ne pouvait pas se rappeler des dates.
Le Dr. Earley a dit ne pas avoir constaté dans le dossier que le Dr Murray avait traité Michael Jackson avec du buprénorphine.
« En ce qui concerne les Benzodiazépines, il est nécessaire d’être très prudent. » a-t-il déclaré. Certaines personnes sont très sensibles, il est très difficile de réduire les doses. »
La désintoxication est difficile, lente mais sûre et plus pratique.
« Quel est la bonne méthode pour sevrer quelqu’un du Propofol ? il suffit d’arrêter d’en donner, ce n’est pas mortel. » a-t-il ajouté.

Certains professionnels de la santé qui en prenaient des quantités énormes et qui ont arrêtés en une fois ont eu des convulsions, mais ce sont des circonstances extrêmes (rares).
(Pour rappel : il a plus de 25 ans d’expérience dans le traitement de la dépendance, avec une spécialisation dans l’évaluation et le traitement de la dépendance chez les professionnels des soins de santé).
Les Benzodiazépines est la drogue dont il est le plus difficile de se détacher.
Le fait d’avoir différents médecins qui ont prescrit des ordonnances de drogues dans le secret a contribué à la mort tragique de Michael Jackson.
« Malheureusement, les médecins étaient devenus pour lui une source de médicaments. » a estimé le Dr Earley, «avoir un médecin avec lui et qui lui faisait beaucoup d’ordonnances était dangereux. »
D’après le Dr Earley, le fait que Michael Jackson fournisse une aide financière à sa famille a rendu plus difficile une intervention.
Il a expliqué que la famille aurait dû rester derrière lui, il est clair que sa famille ne l’a jamais aidé avec des médicaments, même s’ils ont tenté de nombreuses interventions.
Les interventions ont échoué parce que Michael Jackson paraissait en bonne santé, a dit le Dr Earley.
Il a aussi dit qu’il n’y avait aucune preuve que la famille avait aidé Michael Jackson à obtenir des médicaments pour se sevrer, sa famille l’aimait beaucoup, ils voulaient le meilleur pour lui.
« Le problème vient de la question du pouvoir. » a déclaré l’expert. « Il est beaucoup plus difficile de traiter un patriarche que le fils du patriarche. »

Le Dr Earley a dit que s’il avait dû traiter Michael Jackson, il aurait essayé de comprendre si sa famille pouvait se tenir derrière lui pour l’empêcher d’obtenir des médicaments.
« Michael Jackson était extrêmement discret sur son style de vie, il ne parlait pas de l’usage des drogues à tous les médecins qu’ils le traitaient. » a témoigné le Dr Earley.
Il a aussi expliqué la nécessité d’une longue période de réadaptation, plus de 3 mois.
Dr Earley aurait prescrit de la naltrexone, des moyens alternatifs pour gérer la douleur. Il aurait fermé l’accès aux opioïdes, communiqué avec chaque médecin, chaque pharmacien.

Le Dr Earley a dit que Michael Jackson n’était pas responsable de sa dépendance, une fois que la dépendance s’était installée, il n’était plus capable de prendre une décision raisonnable.
La dépendance est une maladie biologique qui affecte les prises de décisions.

Kevin Boyle : « Michael Jackson est-il responsable de sa propre mort ? »  Dr. Earley: J’ai consacré ma carrière à m’occuper de personnes dépendantes. Je m’opposerais fermement à quiconque disant que c’est la faute du toxicomane. Michael Jackson n’est pas responsable de sa propre mort. Pour lui, Michael Jackson se sentait honteux, c’est pourquoi il était discret sur sa dépendance. Dr. Earley : Cependant, cela ne signifie pas que la personne dépendante ne doive pas se prendre en charge lors de sa récupération à un certain point. « Non, je ne crois pas qu’il soit bon de blâmer le toxicomane. » a ensuite exprimé le Dr Earley. Un des symptômes cardinaux de la dépendance est le dégoût de soi, la honte. Pour le Dr Earley, Michael Jackson ne s’aimait pas lui-même et la preuve c’est son dévouement pour ses enfants, il voulait le meilleur pour eux, il voulait être le meilleur parent pour eux, l’expert a vu que Michael Jackson voulait être sur scène pour ses enfants. Dr. Earley a déclaré que certaines personnes peuvent surmonter la dépendance avec très peu de motivation initiale. Dr Earley: « Tout le monde trouve une motivation dans différentes sources. Certains pour des raisons professionnelles, d’autres pour la famille, ou pour leur fierté. »

« La mémoire de l’addiction est une expression que j’ai inventée. » a déclaré le Dr Earley.

« Le cerveau apprend automatiquement à maintenir la dépendance. »
Le Dr. Earley : « Je n’ai rien vu dans le dossier démontrant que dans les deux derniers mois de sa vie d’autres médecins lui avaient donné du Propofol , mais le Dr Murray lui en a donné. 
 
Ensuite c’est le Dr Gordon Matheson qui est venu témoigner, c’est un témoin pour les plaignants.
Le Dr Matheson a dit n’avoir jamais été un témoin expert.

Il a dit avoir été 500 $ de l’heure.
C’est l’avocat de Katherine Jackson, Bill Bloss, qui a interrogé le témoin en premier.

Le Dr. Gordon Matheson est le directeur du département de médecine sportive à l’Université de Stanford.

Il a témoigné à titre d’expert dans les conflits d’intérêts médicaux.

Il enseigne à l’Université de Stanford et c’est un médecin pour les équipes sportives.
M. Matheson a travaillé avec l’ancien Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice à l’Université de Stanford dans le domaine des conflits d’intérêts.
Il a écrit environ 150 articles pour des publications professionnelles.

Le Dr Matheson est canadien et a fait ses études au Canada. Il a commencé comme médecin dans les communautés Inuits et travaille à l’université de Stanford depuis 19 ans.
Une partie du travail du Dr. Matheson consiste à maintenir en bonne santé les athlètes de l’université de Stanford.

Il a été le médecin de l’équipe des Canucks du NHL.

 « Un médecin du sport prend en charge l’athlète impliqué dans des efforts compétitifs, il s’occupe des activités physiques, de la nutrition et de la santé. » a expliqué le Dr. Matheson.
Le Dr Matheson a été recruté à l’université de Stanford pour prendre soin de leur programme de médecine du sport et de leurs athlètes.
Il a travaillé avec l’équipe canadienne de hockey pendant 8 ans et était aux jeux olympiques en tant que médecin.
Il a fait notamment des études la façon dont certaines personnes peuvent vivre avec moins d’oxygène que les autres, il est allé au Pérou, il a étudié ceux qui vivent au-dessus de niveau de la mer.

Il a expliqué ce qu’est un conflit d’intérêts dans le monde de la médecine du sport.

On parle de conflit d’intérêts quand 3 parties sont concernées par les soins médicaux.
Dans la médecine sportive, il peut y avoir un conflit d’intérêts entre le patient, le médecin et l’entraîneur ou administrateur de l’équipe, ses agents.
«Dans la pratique clinique, il a vous et le patient. » a déclaré le Dr Matheson « A la minute où vous avez une partie à trois voies, il peut y avoir un conflit d’intérêts. » a estimé le Dr Matheson.
Le Dr. Matheson a dit que le conflit d’intérêt est une circonstance qui crée des risques : des décisions peuvent être indûment influencés par des intérêts secondaires.

 
Dr Matheson n’a jamais travaillé dans l’industrie de la musique, mais il a dit qu’il a une relation plus qu’évidente entre le sport et les musiciens dans le scénario à 3 voies. « Je pense que la performance de M. Jackson était très physique, semblable à ce qu’un athlète fait.» a dit le Dr Matheson. Il a ajouté que le gain financier est un conflit d’intérêts potentiel, mais ainsi la réputation, le statut, la reconnaissance.

 Il a dit qu’en supposant que le Dr Murray ait été embauché par AEG Live, il semblait qu’il y ait eu un conflit d’intérêt dans ses soins donnés à Michael Jackson.
Bill Bloss : « Croyez-vous qu’il y ait eu un conflit d’intérêts entre Michael Jackson et AEG live ? »
Dr Matheson : « Oui, je le pense. Selon moi, on a créé un conflit d’intérêts. »

Le Dr Matheson après avoir examiné les témoignages et les preuves dans cette affaire a conclu qu’AEG Live avait créé un conflit d’intérêts parce que le contrat qu’il avait négocié avec le Dr Murray pour servir de médecin personnel de Michael Jackson pour 150.000 $ par mois « était susceptible de conduire à des décisions médicales pauvres. »
Une partie de ce conflit a été créée par les dettes du Dr Murray et ses 150.000 $ prévus de salaire. Une autre source de conflit était son contrat avec AEG live.
«Quand quelqu’un a tout à gagner, cela va affecter sa décision.» a expliqué le Dr Matheson.
« C’était beaucoup d’argent à verser à un médecin, notamment un médecin qui était profondément endetté. » a déclaré le Dr Matheson.
« Je pense que le Dr Murray devait payer une certaine somme d’argent, parce qu’il devait beaucoup d’argent. » a déclaré le Dr. Matheson.

« Le Dr Murray était lui-même en conflit d’intérêts parce que le contrat qui avait été négocié était structuré de manière à répondre aux demandes d’AEG Live, mais il pouvait être également annulé si la tournée était annulée ou reportée. » a-t-il dit.

« Le contrat avait été négocié.» Dr. Matheson pense que le Dr. Murray fonctionnait dans l’hypothèse que le contrat lui avait été imposé.
« Je pense que les conflits ont commencé quand la santé de Michael Jackson a commencé à se détériorer. » a-t-il ajouté.
« Le Dr Murray, qui avait fermé ses cliniques pour occuper le poste et qui était endetté, était enclin à ne pas résister à la pression des dirigeants AEG Live pour obtenir que Michael Jackson aille aux répétitions en dépit des preuves de sa santé défaillante. » a dit Matheson.
 
Le Dr : « Il peut se produire des préjugés dans la pensée, le docteur veut conserver son salaire  et prier le producteur de le payer. »
“C’était un conflit entre les priorités : Michael Jackson ou le producteur des spectacles. » a expliqué le Dr Matheson.

L’avocat a ensuite parlé des mails échangés. Sur le mail du 14/6/09 où Kenny Ortega avait demandé qui était responsable de l’alimentation de Michael Jackson, et il disait que le docteur avait conseillé de ne pas permettre à Michael de se rendre à une répétition.
Le Dr Matheson a déclaré que le mail montre qu’il y avait quelques soucis de santé qui avaient besoin d’attention, et qu’il interrogeait sur le fait que le médecin prenne des décisions indépendantes.
Quant au mail de Paul Gongaware disant qu’AEG live payait le salaire du Dr Murray, le Dr M. Matheson a déclaré que cela démontrait directement la volonté d’AEG live de contrôler des décisions du Dr Murray.
« Le mail montre un manque de prise de décision en toute indépendance. » a dit le Dr Matheson au sujet du mail de Paul Gongaware .
Le médecin a comparé cela à un entraîneur qui dit à un médecin de l’équipe de remettre un joueur blessé dans un match de football parce que c’est un moment important.

« Le résultat d’un conflit d’intérêts peut être une mauvaise décision médicale. » a expliqué le docteur Matheson.
« La pression augmente à mesure que vous arrivez à proximité de la fin du jeu, par exemple. » a dit le Dr Matheson. »
«Si Michael Jackson était incapable de répéter ou de se produire sur scène, le spectacle se serait complètement arrêté.» a déclaré le Dr Matheson.

Bill Bloss : « Quel impact cela aurait-il eu sur le Dr. Murray ? »
Le Dr. Matheson « Il n’aurait plus eu de travail et il n’aurait plus eu de revenu. »
« Les docteurs devraient pouvoir prendre des décisions médicales indépendantes qu’ils estiment être les meilleures pour les soins du patient. » a exprimé le Dr Matheson.
En ce qui concerne le groupe de mails « Trouble au front » du 20 juin 2009, le Dr Matheson a dit être intrigué par le fait que John “Bugzee” Hougdahl a ressenti la nécessité de le qualifier par « une reine de drame ».
« Le cas désespéré » est un mot fort, le doute est omniprésent, c’est une déclaration assez forte. » a dit Dr. Matheson.
Randy Phillips avait répondu « Nous avons un vrai problème ici. » ce qui pour le Dr Matheson démontre que Randy Phillips avait reconnu il y avait un problème avec Michael Jackson.
Le mail du 14 juin de Kenny Ortega : «Nous avons introduit le Dr Murray dans la bergerie.» a indiqué au Dr Matheson qu’il y avait un alignement complet de Murray sur la façon dont ils pensaient, que c’était un conflit d’intérêt et qu’il n’y avait plus d’indépendance du médecin dans ses choix.
Mais cela démontre également que cela ne fonctionnait pas, que Michael Jackson était encore faible et montrait des problèmes psychologiques.
La réponse de Randy Phillips « Je vais vous appeler quand j’aurais compris cela (ou vérifié) » montre que Randy Phillips était responsable. » a dit le Dr Matheson.
Le Dr Matheson n’aurait jamais remis un athlète en jeu surtout si sa santé déclinait.
Quant à Randy Phillips qui avait écrit que le Dr Murray avait un grand succès et qu’il n’avait pas besoin de ces concerts, le Dr. Matheson a réagi:
« Le fait que Randy Phillips ait réalisé qu’il était important, c’est pour moi qu’il avait réalisé qu’il y avait un risque de conflit d’intérêts dans ce scénario. » Il était conscient du risque de conflit avec Murray, mais ne croyait pas qu’il en existait un. Dans le courriel, il écrivait que Murray « n’avait pas besoin de ce concert, qu’il [était] totalement impartial et éthique».

Le Dr Matheson a établi une distinction entre le mail du 14 juin dans lequel Murray avait empêché Michael Jackson d’aller à une répétition, probablement pour de bonnes raisons médicales et les conversations du 20 juin 2009 dans lesquelles le Dr Murray avait apparemment indiqué à AEG live que sa pratique empêcherait Michael Jackson de se détériorer davantage.

Fin de l’audience pour ce jour.

Dr. Matheson reprendra son témoignage demain avec l’avocat de Katherine Jackson pour encore une demi-heure d’interrogatoire, mais, avant cela, les avocats discuteront avec la juge de différentes demandes.

Sources: Alan Duke (CNN) , Anthony McCartney (AP ) et ABC7 Court News (@ABC7Courts sur twiter)

Compte-rendu réalisé par Jadzzia « Carine » MJ pour le MJBackstage.

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