9 mai 2013 – Procès AEG

L’audience au tribunal a commencé plus tôt aujourd’hui. Katherine Jackson était là aussi, elle était accompagnée par Trent Jackson.

C’est Karen Faye qui a été entendue pour témoigner au procès.
A son arrivée dans la salle d’audience, elle a serré Katherine dans ses bras, Katherine Jackson avait l’air heureuse de la voir.

Karen Faye a été interrogé d’abord par l’avocat de Katherine Jackson, Brian Panish .
Elle a commencé par citer certains de ses célèbres clients, y compris Michael Jackson, Kevin Costner, Annette Bening et Smokey Robinson.

Ensuite Brian Panish lui a montré un vinyle de l’album « Thriller » de Michael Jackson et lui à demander de lire la dédicace à l’intérieur de la pochette : « Cet album est affectueusement dédié à Katherine Jackson ».

Et puis la maquilleuse a expliqué en quoi consistait son travail qui l’amenait inévitablement à être proche de ses clients lorsqu’elle s’occupait de leur maquillage ou de leur coiffure.
Elle a dit que sa relation avec MJ s’était resserrée au cours des 27 années, qu’une relation de type frère et sœur s’était installée au court des années. Michael lui avait permis d’organiser son mariage à Neverland.
Par la suite, il lui avait demandé de l’accompagner dans sa tournée après la naissance de sa fille (de Karen), elle lui avait répondu « Je ne peux pas partir faire le tour du monde avec toi. Je suis maman maintenant ». « Michael n’acceptait jamais qu’on lui dise non. » a-t-elle ajouté. « Si, tu peux le faire, ce sera génial pour elle. » aurait-il répondu.

Elle a expliqué que si elle avait des ennuis, elle pouvais l’appeler et de même, il pouvait aussi l’appeler si cela allait mal…

En voyant une photo prise le lendemain du jour où Lisa Marie Presley a demandé le divorce, elle a raconté un épisode survenu en janvier 1996 : Michael Jackson était contrarié ce jour-là parce que juste avant qu’il ne demande le divorce, Lisa Marie l’avait appelé en le suppliant de ne pas le faire.

Panish a ensuite questionné Karen Faye sur l’accident survenu en 1984 sur le tournage de la publicité pour Pepsi et la vidéo a été montrée au jury. Le cuir chevelu de Jackson a été gravement brûlé, a-t-elle expliqué aux jurés « Je devais trouver avec lui comment cacher sa blessure » Elle a ensuite raconté qu’il ne s’était pas tout de suite rendu compte que ses cheveux avaient pris feu et qu’il avait continué à chanter ( il n’avait rien senti ), que c’était Miko Brando qui avait dû le plaquer au sol pour éteindre les flammes. Elle n’avait jamais rien vu de tel dans sa vie. C’était quelqu’un que je connaissais et il était en flammes, dit-elle. « Tous ses cheveux étaient partis et il y avait de la fumée qui s’échappait de sa tête. » s’est-elle souvenue. Il souffrait en effet de graves brûlures au niveau du cuir chevelu. Elle a explique que c’était suite à cet accident que Michael Jackson avait souffert de migraines. Il avait dû subir plusieurs opérations chirurgicales afin de tenter de réparer son cuir chevelu.

Karen Faye a ensuite expliqué qu’au lieu de porter plainte contre Pepsi, l’artiste avait demandé à la société de prendre en charge la création d’un service pour les grands brûlés au Brotman Medical Center de Culver City où il avait lui-même été soigné. « Tout le monde pensait qu’il porterait plainte contre Pepsi parce qu’il y avait eu une erreur de leur part ».

Karen a également évoqué brièvement l’accident survenu lors du concert « Michael Jackson & Friends » à Munich en 1999. (la vidéo a été montrée au jury).
Elle a expliqué que Michael Jackson avait fait une chute équivalente à trois ou quatre étages. « Quand j’ai vu ce qui s’était passé, je me suis dit qu’il était peut-être mort, mais il s’est relevé et a continué le spectacle. Michael Jackson lui avait dit « Je ne peux pas décevoir le public ». Michael Jackson s’était ensuite effondré dans le vestiaire et la sécurité l’avait conduit à l’hôpital. » Elle a explique que cet accident avait causé à Michael Jackson des douleurs dans le dos qui se réveillaient lorsqu’il était stressé ou que son corps était mis à rude épreuve.

Panish a montré une photo de MJ en train de maquiller Karen Faye en lui demandant « Comment s’en est-il sorti ? ». Elle a répondu : « Je n’aimais pas à l’époque mais quand je regarde ça aujourd’hui, je trouve que ce n’était pas mal ! » et le jury s’est mis à rire.

L’audience a été chargée d’émotions. En effet, Karen Faye s’est rapidement mise à pleurer à la barre après avoir expliqué qu’elle était originaire de Pittsburgh en Pennsylvanie et qu’elle avait parcouru le monde entier avec Michael Jackson : « J’étais très ordinaire. Je me suis retrouvée à travailler avec cette personne magique. » a-t-elle commenté, décrivant des moments marquants de la vie du chanteur, dont ses rencontres avec la Princesse Diana et d’autres hauts dignitaires. Panish lui a demande alors de décrire Michael Jackson. « J’étais très ordinaire. Je me suis retrouvée à travailler avec cette personne magique”, a-t-elle commenté, décrivant des moments marquants de la vie du chanteur, dont ses rencontres avec la Princesse Diana et d’autres hauts dignitaires. « C’était un gentleman. Il était élégant. Il était brillant. »

Panish a montré plusieurs photos de Michael Jackson au jury dont une photo de la photographe Annie Leibovitz pour Vanity Fair. « Qui est Annie Leibovitz? » a demandé Panish. « Vraiment? » s’est étonnée Faye. Il y a eu des rires dans la salle d’audience. Panish lui a répondu: « Hé, je ne sors pas tant que ça. »…

On a montré une photo de MJ avec du ruban adhésif sur les doigts … Karen a expliqué que c’était un truc pour permettre au public de suivre ses mains. Elle a dit qu’elle savait qu’il ne pouvait pas porter le gant tous les jours.

Beaucoup de photos ont été montrées, y compris une de Michael Jackson pour la publicité LA Gear, entouré de fumée, debout, sur la pointe des pieds. Un débat s’en en suivi sur la marque des chaussures. Panish a demande si c’était des Air Jordans. « Non », a répondu Faye. La juge a nommé une autre marque. « Non » a dit Faye. Ensuite Karen a dit que les fans dans la salle d’audience connaissaient la marque des chaussures. Avant que Panish n’ait pu les arrêter, deux ou trois voix ont crié « LA Gear !!!! ».

D’autres photos montrant Michael Jackson et Karen Faye ont été montrées au jury ainsi que des photos de l’artiste seul pour lesquelles Karen Faye s’était chargée de son maquillage, une photo prise sur le tournage du clip Leave Me Alone, une photo de Michael Jackson maquillé en clown, une photo de Michael avec elle et Karen Faye se serrant dans les bras.

Panish a ensuite diffusé plusieurs vidéos de Michael Jackson dont « Thriller ».
Karen Faye avec les larmes aux yeux a déclaré n’avoir travaillé sur aucun autre projet comparable et a mimé les célèbres mouvements de bras de la chorégraphie de Thriller.
D’autres vidéos de l’artiste sur scène ont été montrées, en commençant par « Man In The Mirror » lors du Dangerous Tour à Bucarest. Le montage montrait des fans hurlants, certains étant évacués sur des brancards. Panish a demandé à Karen si ce genre de situation était fréquent lors des concerts, elle a répondu « Visiblement, vous n’avez jamais vu un concert de Michael Jackson de votre vie ». Panish a aussitôt répliqué « Je ne répondrai pas à ça, c’est moi qui pose les questions. ». Faye a expliqué que pendant les concerts, elle était chargée de s’assurer que Michael Jackson s’hydrate bien et a affirmé n’avoir jamais vu aucun artiste comme lui , en ajoutant qu’il enchaînait cinq chansons là où les autres danseurs n’en faisaient qu’une. « Je n’ai jamais rien vu de tel ».

Un extrait de la prestation de Michael Jackson lors de la mi-temps du Superbowl a été diffusé.

L’attitude de Karen Faye contrastait avec celle du témoin d’hier, Alif Sankey, décrite comme « rigide et nerveuse ». A l’inverse, Faye paraît « décontractée ».

Ensuite ils ont entamé une discussion sur le rythme des tournées et les conséquences qu’elles avaient sur la santé de Michael Jackson. Karen Faye a dit que se produire sur scène pendant deux heures produisait à Michael Jackson une telle montée d’adrénaline qu’il avait ensuite besoin d’un jour ou deux pour se calmer et se reposer et qu’il passait des nuits entières d’insomnie. « Lors des précédentes tournées, il avait assez de temps entre deux dates pour se reposer mais, par la suite, le rythme s’est intensifié avec des tournées plus longues et un calendrier plus chargé. »

Karen a dit que Michael Jackson faisait entièrement confiance à ses médecins pour l’aider à dormir et faire face à la douleur occasionnée par ses blessures et par les concerts. A cela, elle a ajoute : « Michael croyait toujours qu’un médecin agissait pour son bien. Il croyait que s’il obtenait quelque chose par le biais d’un médecin, alors il pouvait le prendre sans problème, que c’était sûr. ».

Un jour, lors du Dangerous Tour en 1992, Debbie Rowe qui, selon Faye, voyageait toujours avec un « petit sac » de médicaments lui aurait proposé d’apprendre à faire une injection, ce qu’elle a refusé.
« Non, je ne suis pas qualifié pour manipuler aucun type de médicaments. » aurait répondu Karen.

Lorsque la tournée est passée à Bangkok (Thaïlande), on a demandé à Faye de transporter un paquet qui contenait des patchs pour la douleur de Jackson, a-t-elle témoigné. Elle a refusé de voyager avec lui. A Bangkok, Dr Stuart Finkelstein a rejoint la tournée sur la décision du manager du tour, devenu par la suite un haut dirigeant d’AEG (Paul Gongaware).
Le médecin a rencontré Karen Faye à l’hôtel. Il lui aurait dit : « Je suis content que tu n’aies pas transporté ça. Il y avait des flacons et des seringues (et des patchs d’antidouleurs aussi). Si tu étais entrée dans le pays avec ça, tu ne serais peut-être pas là. » (laissant entendre qu’elle aurait pu être arrêtée à la frontière pour possession de drogue).

Faye a dit qu’elle n’avait jamais vu les traitements du chanteur, mais il lui a semblé qu’il était devenu dépendant des médicaments sur ordonnance dans les années qui ont suivi la tournée « Dangerous ». Elle a dit qu’elle s’inquiétait chaque fois qu’elle voyait un médecin arriver pour traiter Jackson. « J’ai appris qu’il y avait un équilibre en matière de médicaments ( dans les dosages ). Il fallait qu’ils soient suffisamment forts pour venir à bout de la douleur de Michael mais pas trop pour ne pas l’empêcher de monter sur scène. » a-t-elle expliqué.

A Singapour, elle a expliqué avoir vu Michael Jackson trébucher sur un arbre en pot, présent dans sa loge : « Il avait beaucoup de mal à marcher. Il avait le regard vitreux. Il a trébuché sur un arbre. ». Elle a pris peur et en a aussitôt informé le médecin (le Dr David Forecast) en lui disant qu’il ne pouvait pas monter sur scène dans cet état. « J’ai mis mes bras autour de Michael et je lui ai dit « Vous ne pouvez pas le faire sortir, vous ne pouvez pas l’emmener. ». Ce à quoi le médecin aurait répondu : « Oui, je peux. ». Karen Faye a expliqué que le concert débutait par une scène où Michael Jackson était projeté sur scène par un « grille-pain » qui exigeait de lui qu’il se recroqueville et soit projeté vers le haut par une petite ouverture dans la scène. « S’il avait le bras dehors, il risquait d’être sectionné. J’ai eu peur pour sa sécurité, j’ai eu peur pour sa vie. ». Selon Karen Faye, le médecin, qui travaillait pour l’assureur de la tournée, l’aurait alors plaquée contre le mur, lui mettant les mains autour du cou et serrant pour lui couper la respiration en lui disant « Tu ne sais pas ce que tu fais. ». « J’ai failli m’évanouir. » a-t-elle expliqué. Le médecin a fini par entraîner Michael Jackson sur scène, pour finir le concert a été annulé.

Karen Faye a rappelé qu’à cette période, il était en pleine tournée lorsque les accusations d’abus sexuels sur mineur, portées par Jordan Chandler, ont éclaté : « Michael devait monter sur scène tous les soirs en sachant que le monde entier le pensait pédophile. » a-t-elle expliqué, indiquant qu’il faisait face à un stress énorme : « Il devait se tenir devant le public avec la douleur physique qu’il avait et en sachant que tout le monde dans cette foule se disait qu’il était le pédophile le plus ignoble de la Terre. A ce jour, je ne sais toujours pas comment il a fait. » a dit Karen Faye en pleurant. Finalement, c’est Elizabeth Taylor qui est venue le chercher au Mexique pour l’emmener suivre une cure de désintoxication. « Tout le monde savait que Michael avait un problème. » a reconnu Karen Faye, qui a rejoint Michael Jackson en Angleterre par la suite lors de cette cure.

« J’avais toujours peur que Michael ait mal. » a-t-elle déclaré, expliquant que le chanteur avait un niveau de tolérance à la douleur très bas, hormis lorsqu’il était sur scène.

Elle a aussi parlée un incident survenu juste avant un concert au Madison Square Garden en 2001. Elle a voulu se rendre dans sa chambre d’hôtel pour le maquiller avant le show mais un médecin l’en a empêchée en disant : « Je viens de faire une injection à Michael, il va dormir pendant cinq à six heures ». « Je lui ai répondu que c’était impossible, qu’il était prévu qu’il se produise sur scène. » a-t-elle expliqué. Elle a fini par aller dans sa chambre, elle a réveillé le chanteur et l’a nourri de bagels pour essayer de le maintenir éveillé et en état de monter sur scène.

Karen Faye a ensuite évoqué le procès de 2005, pendant lequel elle se s’occupait de lui, elle lui lavait les cheveux, l’aidait à s’habiller, elle le maquillait et le coiffait avant qu’il ne se rende au tribunal : « Je voulais que les gens se disent qu’il présentait bien et restait fort. » Elle a expliqué qu’il ne mangeait pas et ne buvait pas pendant le procès, par peur de « vomir parce qu’il devait regarder tous ces gens qu’il aimait et dont il se souciait raconter ces mensonges » ou par peur de devoir aller aux toilettes en étant escorté par un agent de sécurité. « Il était trop timide. » a-t-elle dit. « Il n’arrivait pas à manger. Il avait peur. Il avait mal. Il avait perdu du poids.
Selon elle, les médias l’ont « exposé à la vue de tous » pendant ce procès et elle a admis que malgré son acquittement, la pression occasionnée par cette affaire avait laissé des traces.
Elle a expliqué que le matin, pendant le procès, ils se mettaient à genoux pour prier, puis s’enlaçaient et pleuraient. Ils jouaient de la musique classique et regardaient les vidéos de Three Stooges ou toute autre susceptible de lui remonter un peu le moral.
Pendant le procès, sa douleur physique, ses maux de dos, tout s’était réveillé.
Elle a expliqué qu’il avait fini par être tellement frêle qu’un matin, il est tombé et a dû être hospitalisé, donnant lieu à « l’incident du pyjama » lors duquel il a dû se présenter à l’audience du procès sans avoir le temps de s’habiller car le juge avait menacé de lancer un mandat d’arrêt contre lui » a-t-elle dit en essuyant ces larmes avec un mouchoir.

Elle a dit qu’après le procès, Michael Jackson était parti à Bahreïn.

Visiblement Karen Faye a pleuré pendant toute la seconde partie de son témoignage.

Karen Faye a raconté que c’était Michael Jackson qui l’avait à nouveau sollicitée pour travailler sur le This Is It Tour, ce qu’elle avait accepté.
Panish lui a demandé qui avait négocié son contrat de travail pour This is it . Elle a dit AEG, Paul Gongaware a négocié son salaire pour la tournée, il a signé le contrat de Karen Faye, qui a été finalisé en mai 2009. Elle était souvent avec Jackson au cours des répétitions de « This Is It ».

Selon elle, il voulait faire la tournée pour ses enfants qui ne l’avaient jamais vu sur scène, et pour ses fans.

Faye a dit qu’elle a été préoccupée quand elle avait vu le calendrier des 50 dates des concerts à Londres pour “This Is It”. Elle a dit : « Il ne peut pas le faire ». « Les shows étaient beaucoup trop rapprochés. Je savais ce qu’il lui fallait entre les spectacles, il lui fallait beaucoup plus de temps pour obtenir au moins un peu de repos et de sommeil, et être en bonne santé pour maintenir ce genre de rythme » a-t-elle dit. Elle avait accompagné Michael Jackson sur les tournées de Bad, Dangerous et HIStory et elle connaissait ces limites.
Elle a dit « Je me suis dit qu’il allait tenir une semaine ». Ensuite elle a fait part de ses inquiétudes à Kenny Ortega, qui les aurait ignorées. « Connaissant l’adrénaline qu’exige une prestation avec ce niveau d’effort physique et ce qu’il met de lui-même comme énergie dans un concert, il avait besoin de beaucoup plus de temps pour se reposer et dormir, pour être en bonne santé et conserver [le rythme] sur la durée » a-t-elle analysé.

Il est apparu « très, très excité » aux réunions au début, mais la première fois qu’il s’est concrètement montré sur scène pour les répétions, elle a observé un changement chez lui.
Au fil des répétitions, les changements se sont de plus en plus marqués. Sa peau était très sèche, souvent froide au toucher (« j’avais l’impression de toucher de la glace » a-t-elle décrit), il avait les yeux secs, perdait du poids et n’arrêtait pas de se répéter. Karen Faye a expliqué qu’elle avait vu Michael Jackson parler tout seul et a ajouté : « Quand j’étais à proximité, il se répétait horriblement, disant la même chose encore et encore ». Selon elle, il montrait des signes de paranoïa : par exemple, il était obsédé par le fait qu’il fallait qu’il la voie en permanence quand il était sur scène. Pendant une répétition, il avait si froid qu’elle a dû l’envelopper dans des grosses couvertures et a dû installer un chauffage près de lui. Karen Faye a avoué qu’elle était inquiète et avait fait part de ces inquiétudes à Kenny Ortega. Pendant les derniers jours de sa vie, il avait des frissons. « Ce n’était pas l’homme que je connaissais. Il se comportait comme une personne que je ne reconnaissais pas. » a avoué Karen Faye.
Karen Faye a dit qu’ AEG Live avait poussé Michael Jackson à répéter malgré qu’il ne fût pas bien, elle a cité spécifiquement Paul Gongaware et Kenny Ortega. Les hauts dirigeants d’AEG ont, selon la maquilleuse, continué à le mettre sous pression : Karen Faye a dit avoir entendu une conversation lors de laquelle Paul Gongaware ordonnait en hurlant à l’assistant de Michael Jackson de le faire sortir de la salle de bain ou des toilettes où il s’était enfermé afin qu’il vienne aux répétitions. Selon Karen Faye, Paul Gongaware paraissait en colère et un peu désespéré de faire venir Michael au Forum, lors de cette conversation il aurait alors demandé à l’assistant d’utiliser « tous les moyens possibles » pour faire venir le chanteur aux répétitions, lui demandant même s’il avait une clé pour ouvrir la porte de force.

La maquilleuse a informé Kenny Ortega, Frank Dileo et Randy Phillips de ses inquiétudes quant à sa santé. Elle a expliqué qu’il était frustré et qu’après un essayage de costumes quelques jours seulement avant sa mort, il lui avait demandé à plusieurs reprises « Pourquoi je ne peux pas choisir ? »…

Après plusieurs répétitions manquées par Michael Jackson, Phillips lui aurait demandé « d’ignorer ses consignes » en l’invitant à faire preuve d’une fermeté affectueuse avec lui. Phillips aurait reconnu être conscient du problème au mois de juin 2009 et lui aurait dit : « Oui, ça s’annonce mal. Ca ne sent pas bon. J’ai dû ramasser Michael par terre à Londres lors de l’annonce de la tournée tellement il était ivre. ».

En étouffant ses larmes, Karen Faye a également lu un e-mail qui lui avait été envoyé par une fan et qui décrivait Michael Jackson comme squelettique : « Si nous ne faisons rien, il mourra. » avait écrit la fan. ( PS : note de Jadzzia : sans me tromper, je pense qu’il s’agit du mail de Marika, une follwers de Michael Jackon, pour le groupe This is not it à l’époque ).
« Je sais que les gens qui travaillent pour lui ne peuvent rien lui dire. Je sais que sa propre famille a essayé de l’aider mais qu’il n’écoute pas. » Karen Faye a transmis l’e-mail à Frank Dileo en lui disant qu’elle était d’accord avec cette position mais le manager ne lui a jamais répondu par écrit. Elle a fait part de ses inquiétudes à d’autres personnes qui travaillaient sur la tournée : Randy Phillips lui aurait avoué lors des obsèques avoir lu ses mails et avoir tenté « tout ce qu’il pouvait » pour Michael Jackson. Brian Panish a alors demandé au témoin si elle l’avait cru, faisant référence au moment où Phillips avait prononcé cette phrase. Faye a répondu : « Monsieur, Michael Jackson est allongé dans un cercueil à quelques mètres de moi. Je n’avais rien à répondre. Je n’appelle pas ça « faire tout ce qu’on a pu. »…

Ces commentaires ont soulevé pas mal discussions de procédures à la cour sur le ouï-dire, un témoin lors d’un procès ne peut évoquer que ce qu’il a vécu, lui et non ce qui lui a été rapporté par d’autres. La loi américaine considère en effet qu’une déclaration orale faite par quelqu’un ne peut être considérée comme fiable en raison de tous les éléments susceptibles de l’affecter. Par ailleurs, un témoin qui cite une déclaration orale d’un tiers peut lui aussi commettre des erreurs en retransmettant ces propos. De ce fait, ce type de témoignage n’est généralement pas admissible dans le cadre d’un procès et les avocats peuvent y faire objection pour “ouï-dire” (c’est le fameux « objection !!! » que l’on entend parfois lors d’un procès.).

Le juge a fini par libérer la salle d’audience plus tôt. Il semblait que Karen Faye était épuisée et elle s’est excusée lors d’une énième objection pour ouï-dire : « Je suis désolée, je suis vraiment fatiguée. »…

L’audience reprendra demain par le contre-interrogatoire des avocats d’AEG avec Karen Faye et il est à noter que la séance sera de courte durée, juste le matin.

Sources: CNN (Alan Duke), The Los Angeles Times (Jeff Gottlieb), AP (Anthony McCartney sur Twitter pour Associated Press ), ABC court sur twitter

Compte rendu réalisé par Jadzzia « Carine » MJ pour MJBackstage.

0 Commentaires

Laisser une réponse

CONTACT US

We're not around right now. But you can send us an email and we'll get back to you, asap.

En cours d’envoi

©2020 MJBackstage - Fan Club Belge de Michael Jackson - All rights reserved

Site réalisé par l'équipe du site Michaelizer

LES AMIS DU MJBACKSTAGE

ou

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?