Troublante première interview de Paris Jackson

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A peine sa séance photo médiatisée dans la capitale française achevée, nous apprenions que Paris Jackson allait faire la couverture du magazine Rolling Stone. En effet, pour sa première vraie interview, la fille de Michael Jackson parle au magazine américain et évoque la souffrance de son père et de la façon dont elle a réussi à trouver la paix après des problèmes d’addiction et ses peines de cœur.
Voici l’article de Brian Hiatt (Rolling Stones)

Paris Jackson a fêté ses 18 ans en avril dernier, et peut donner l’impression, en fonction du moment, d’être beaucoup plus jeune ou beaucoup plus vieille ayant vécu une existence à la fois protégée et diaboliquement exposée. Elle est l’enfant du XXIè siècle, avec des goûts musicaux qui dépassent les frontières (ses baskets sont décorées de paroles de Mötley Crüe et des Arctic Monkeys, elle est obsédée par Alice Cooper – qu’elle appelle « bébé » – et Butch Walker ; elle adore Nirvana, mais aussi Justin Bieber). Mais plus que tout, elle est la digne fille de son père. « En gros, en tant que personne, elle correspond à la personne qu’était mon père, » explique son grand frère Prince Michael Jackson. « La seule chose qui est différente, ce serait son âge et son sexe. » Paris ressemble beaucoup à Michael, ajoute-t-il, « dans toutes ses qualités et toutes ses faiblesses. Elle est très passionnée. Elle est très émotionnelle, au point qu’elle peut laisser les émotions altérer son jugement. »

Paris a, à une vitesse incroyable, fait faire plus de 50 tatouages, en commençant la série alors qu’elle n’était pas encore majeure. Neuf d’entre eux sont dédiés à Michael Jackson, qui est mort quand elle avait 11 ans, les envoyant, elle, Prince et leur petit frère Blanket, en plein milieu d’une spirale infernale. « Ils disaient toujours « Le temps guérit tout » », explique-t-elle. « Mais ce n’est pas vraiment le cas. Vous vous habituez juste à l’idée. Je vie avec l’idée que j’ai perdu la seule chose qui ait jamais été importante à mes yeux. Donc en grandissant, les choses négatives qui peuvent m’arriver ne pourront jamais être aussi horribles que ce qu’il s’est passé avant. Donc je peux le gérer. » Michael vient toujours lui rendre visite en rêve, dit-elle : « Je sens qu’il est tout le temps avec moi. »

Paris se décrit elle-même comme « insensibilisée » à toute forme – même la plus graphique – de mortalité humaine. En juin 2013, emportée dans une spirale de dépression et d’addictions, elle essaie de se suicider, à l’âge de 15 ans, en se tailladant le poignet et en avalant 20 cachets de Motrin [un antidépresseur NDLR]. « Je me détestais, » explique-t-elle « j’avais une très mauvaise estime de moi, je pensais que je n’étais plus utile à rien, mais je ne pensais pas non plus que ma vie n’en valait plus la peine. » Elle s’est mutilée, s’est coupée, réussissant à le cacher des yeux de sa famille. Certains de ses tatouages couvrent désormais ses cicatrices, ainsi que ce qu’elle dit être des marques venant de son usage de drogues. Avant cela elle avait déjà essayé de se suicider « à plusieurs reprises », explique-t-elle avec un rire incongru. « Ça a été rendu public une seule fois. » L’hôpital avait une règle « après trois essais, on traite », et, après son dernier essai, les médecins ont insisté pour qu’elle participe à un programme de thérapie.

Scolarisée à domicile après la mort de son père, Paris avait accepté d’aller dans une école privée à partir de la sixième. Elle n’a pas réussi à s’intégrer – du tout – et a commencé à traîner avec les seuls enfants qui voulaient bien d’elle, « tout un tas de personnes plus vieilles, qui faisaient beaucoup de trucs fous ». Elle a également dû faire face à du cyber-harcèlement, et continue à se battre contre des commentaires en ligne particulièrement cruels. « Tout le concept de liberté d’expression est formidable. Mais je ne crois pas que nos Pères Fondateurs avaient prévu les réseaux sociaux quand ils ont créé les amendements. » Il y a eu un autre trauma dont elle n’a jamais parlé publiquement. Quand elle avait 14, un « parfait étranger », bien plus vieux qu’elle, l’a sexuellement agressée, affirme-t-elle. « Je ne veux pas rentrer dans les détails. Mais ce n’était pas du tout une bonne expérience, et c’était très dur pour moi, et à ce moment-là, je n’en ai parlé à personne. »

Au final, en tant que fille charismatique et belle de l’un des hommes les plus célèbres qui n’aient jamais vécus, quel choix avait-elle ? Pour le moment, elle est mannequin, actrice, elle se construit. Elle joue quelques instruments, écrit et chante des chansons (elle en jouera quelques unes pour moi sur une guitare acoustique, et les titres sont prometteurs, même s’ils sonnent plus comme du Laura Marling que Michael Jackson), mais elle ne sait pas encore si elle va signer un contrat d’enregistrement. Le mannequinat, par ailleurs, est venu très naturellement et Paris trouve ça presque thérapeutique. « J’ai eu des problèmes de confiance en moi pendant très, très longtemps. » explique Paris, qui a compris les choix de son père en matière de chirurgie esthétique après avoir vu des trolls disséquer en ligne son apparence depuis ses 12 ans. « Beaucoup de gens pensent que je suis laide, et beaucoup de gens pensent le contraire. Mais il y a un moment, avec le mannequinat, où j’oublie mes problèmes de confiance en soi et je me concentre sur ce que le photographe me demande – et je me trouve belle. Et d’une certaine façon, c’est assez égoïste. »

Michael Jackson a fait écouté tous les styles de musique possibles à Paris. « Mon père a travaillé avec Van Halen, donc j’ai écouté Van Halen. Il a travaillé avec Slash, donc j’ai écouté les Guns N’Roses. Il m’a appris à écouter Tchaïkovsky et Debussy, Earth Wind and Fire, les Temptations, Tupac, Run-DMC. »

Paris et Prince sont au courant des doutes qui subsistent autour de leurs liens de parenté avec Michael Jackson (Blanket, le plus jeune, avec sa peau mate, est le sujet de moins de spéculations). La mère de Paris est Debbie Rowe, une infirmière que Michael avait rencontré alors qu’elle travaillait pour son dermatologue, Arnold Klein aujourd’hui décédé. Ils ont vécu ce que l’on pourrait appeler un mariage peu conventionnel pendant trois ans, lors duquel, selon Rowe, ils n’ont jamais habité ensemble. Michael expliquait que Rowe voulait avoir un enfant pour « lui offrir un cadeau ». (Rowe a affirmé que Paris tient son nom de l’endroit où elle a été conçue). Klein, son employeur, faisait partie des nombreux hommes qui ont affirmé être le père biologique de l’enfant.

Mais Paris est certaine que Michael Jackson est son vrrolling stonesai père. Elle y croit avec une ferveur à la fois touchante et en même temps très convaincante. « C’est mon père, » dit-elle en nous lançant un regard noir. « Il sera toujours mon père. Il l’a toujours été. Les personnes qui le connaissent bien disent que je lui ressemble, c’en est presque effrayant. Je me considère black », ajoutant plus tard que son père « me regarderait dans les yeux en me pointant du doigt pour dire « Tu es black. Sois fière de tes origines. » Et je lui répondrais « OK, c’est mon père, pourquoi il me mentirait ? Donc je vais simplement croire ce qu’il me dit. Parce que, à ma connaissance, il ne m’a jamais menti. Mais la plupart de ceux qui ne me connaissent pas me considère comme étant blanche », concède Paris. « J’ai la peau claire, et, particulièrement depuis que je me suis teint les cheveux en blond, on dirait que je suis née en Finlande ou dans un pays comme ça. » Elle fait d’ailleurs remarquer qu’il est relativement courant que des enfants métisses soient dans la même situation – notant à juste titre, que son teint et la couleur de ses yeux sont similaires à ceux de l’acteur Wentworth Miller, qui a un père noir et une mère blanche.

Paris Jackson avait environ neuf ans quand elle a réalisé que le monde ne comprenait pas son père comme elle. « Mon père pleurait le soir », dit-elle, assise au comptoir du café à New York, tenant une petite cuillère à la main. Elle commence à pleurer. « Vous représenter vos parents en train de pleurer parce que le monde entier les déteste pour quelque chose qu’ils n’ont pas fait… Et il était tout pour moi. Et voir tout ce qui compte souffrir, ça m’a fait haïr le monde entier, à cause de ce qu’il lui faisait. Je me suis dit ‘’Comment les gens peuvent-ils être aussi méchants ?’’ » Elle fait une pause. « Excusez-moi, je me laisse emporter. »

Paris et Prince n’ont aucun doute quant à l’innocence de leur père vis-à-v is des allégations d’agressions sexuelles contre des enfants qui ont été faites à l’encontre de Michael Jackson. Et une fois de plus, ils se font persuasifs : ils pourraient aller faire du porte-à-porte pour s’expliquer et ainsi contredire le monde entier. « Personne, hormis mes frères et moi, n’a connu l’expérience de Michael Jackson en train de nous lire une comptine avant d’aller se coucher. »

Paris Jackson condamne le Dr. Conrad Murray – qui a été accusé d’homicide involontaire pour la mort de son père – concernant la dépendance que Jackson avait développée envers des anesthésiants qui l’ont conduit à la mort. Mais elle a des soupçons encore plus sombres concernant la mort de son père. « Il laissait planer des rumeurs concernant des gens qui étaient à sa poursuite. Et à un moment donné, il disait même ‘’Ils vont me tuer un jour.’’ » (Lisa Marie Presley a donné la même version des faits à Oprah Winfrey).

Paris est convaincue que son père a été assassiné. « Parce que c’est évident. Tout laisse à penser ça. Ça a l’air d’être une théorie du complot, et on dirait que je raconte des conneries, mais tous les vrais fans et toutes les personnes de ma famille le savent. C’était organisé. »

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