“Il n’y avait là que deux hommes, le Parrain de la soul et le Roi de la pop…”

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Dans sa captivante biographie romancée Mets le feu et tire-toi, A la recherche de James Brown et de l’âme de l’Amérique, l’écrivain et jazzman américain James McBride s’est lancé sur les traces du parrain de la soul, James Brown. Un passage évoque l’amitié sincère et infinie qui unissait le Godfather of Soul et le King of Pop.

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Cette enquête, menée sur la terre natale de James Brown, en Caroline du Sud et en Géorgie où les problèmes raciaux sont toujours à vif, dresse aussi un tableau percutant de la société américaine actuelle.

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Vers la fin du livre, quand arrive le moment d’évoquer la mort de James Brown et ses funérailles, James McBride revient sur l’amitié sincère et infinie qui unissait le Godfather of Soul et le King of Pop, sur leur profond respect réciproque, sur l’influence de James Brown sur Michael, notamment sur ses pas de danse et sur la précision méticuleuse et l’intransigeance en ce qui concerne la préparation des spectacles.

 

L’auteur raconte alors une scène très émouvante, fruit des confidences récoltées auprès de la personne qui s’est occupée des funérailles de James Brown. Michael est resté auprès de celui qu’il considérait comme son maître, durant près de cinq heures, seul, debout dans un coin de la chambre funéraire. A 5h30 du matin, il a pris congé, s’est attardé une dernière fois auprès de la dépouille, « lui touchant le visage, remettant de l’ordre dans sa chevelure ».michael-jackson-james-brown

La cérémonie funèbre et le concert hommage étaient prévus pour l’après-midi… mais « pour l’instant, il n’y avait là que deux hommes, le Parrain de la soul et le Roi de la pop. Ils avaient vécu leur vie fantastique dans la solitude, grimpant le versant à haut risque de la gloire et de la fortune, alors même qu’ils électrisaient et changeaient le monde. Le premier était étendu dans un cercueil plaqué or ; moins de trois ans plus tard, le second serait étendu dans le sien. Ce serait la fin d’une époque. Et plus jamais l’Amérique noire ne serait la même. »

Une fois qu’il avait mis son public en transe, James Brown quittait la scène, soignait sa mise, passait deux heures à refaire sa coiffure avant de s’éclipser sans jamais voir personne. Il disait toujours : «On met le feu et on se tire.».

michael_jackson_discours_funerailles_james_brownOn se rappelle ici ces quelques mots d’hommage, prononcés par Michael, lors des funérailles de James Brown, en 2006 :

« Je serai bref, j’irai à l’essentiel : James Brown est ma plus grande source d’inspiration. Lorsque j’étais petit, environ 6 ans, ma mère me réveillait… peu importe l’heure, peu importe ce que je faisais… Elle venait me chercher pour regarder le Maître en action à la télévision… Et lorsque je le voyais bouger, j’étais fasciné. Je n’ai jamais vu un autre artiste danser comme James Brown… Et depuis cette époque, j’ai toujours su exactement ce que je voulais faire pour le reste de ma vie… Je vous aime… James Brown : tu vas me manquer énormément… Je t’aime tant…. Merci pour tout. » 

 « KILL ‘EM AND LEAVE, Searching for James Brown and the American Soul, sorti aux États-Unis, en 2016, à l’occasion des dix ans de la mort du chanteur, tente d’établir une biographie que l’intéressé a toujours occultée ou en partie inventée : «James Brown, même s’il ne cessait de répéter combien il aimait l’Amérique, ne pouvait goûter pleinement la prospérité de ce pays : parce que ses propres racines plongeaient dans la partie la plus terrible de l’histoire de la nation » – la guerre de Sécession subie par ses ancêtres, la ségrégation raciale, les inégalités persistantes dont souffrent des Noirs désormais libres… mais majoritaires dans les prisons. De sa naissance à ses succès, en passant par son incarcération pour trafic de drogue, McBride raconte les rapports biaisés de l’artiste avec le showbiz et l’Amérique. Des tensions qui persisteront même après sa mort. La star souhaitait que l’essentiel de sa fortune, estimée à 100 millions de dollars, serve à financer l’éducation des enfants pauvres en Caroline du Sud. Onze ans après, en décembre 2016, « pas le moindre cent n’est encore parvenu à un seul de ces gosses». » évoquait le quotidien français Les Echos.

 Mets le feu et tire-toi, A la recherche de James Brown et de l’âme de l’Amérique, James McBride (Traduit de l’américain par François Happe. Gallmeister, juin 2017, 319pp., 22,80€)

 

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